GLC phase 1 vs phase 2 : guide pour pneus et compatibilité

Pneus et accessoires Publié le 25 janvier 2026

Le Mercedes GLC a connu plusieurs évolutions depuis son lancement, et comprendre les différences entre les générations aide à sélectionner les pneumatiques adaptés. Phase 1, restylage ou phase 2 : chaque version présente des spécificités techniques qui influencent directement le choix des pneus et leur compatibilité avec les jantes d’origine.

Identifier la génération de votre GLC

Avant de commander vos pneumatiques, il est essentiel de déterminer précisément la version de votre véhicule. Le Mercedes GLC X253 (code interne désignant la première génération du modèle) a été commercialisé entre 2015 et 2022, avec un restylage intermédiaire intervenu en 2019. Ce dernier a apporté des modifications esthétiques et technologiques sans bouleverser les dimensions de monte pneumatique. La phase 2, également appelée X254, a été lancée en 2022 et constitue une refonte complète du modèle.

Pour identifier votre génération, plusieurs indices visuels sont disponibles. La calandre, les optiques et le design intérieur diffèrent nettement entre X253 et X254. Consultez également la carte grise : la date de première immatriculation permet de situer le véhicule dans la chronologie des versions. Enfin, l’étiquette située sur le montant de portière côté conducteur indique les dimensions de pneumatiques homologuées par le constructeur, un repère fiable pour éviter toute erreur.

Les motorisations disponibles varient selon les phases. La première génération propose des blocs essence, diesel et hybrides rechargeables, tandis que la seconde élargit l’offre électrifiée avec des technologies micro-hybrides plus avancées. Ces évolutions mécaniques n’impactent pas directement les dimensions de pneus, mais influencent le poids total et les besoins en adhérence.

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Dimensions de pneus homologuées pour la phase 1

Le GLC X253, qu’il s’agisse de la version initiale ou du restylage, accepte plusieurs tailles de pneumatiques selon la finition et les options choisies. Les dimensions les plus courantes sont 235/65 R17, 235/60 R18, 235/55 R19 et 255/45 R20. Chaque taille correspond à un diamètre de jante spécifique et à un profil de flanc (hauteur du pneu par rapport à sa largeur) qui influence le confort et la tenue de route.

Les jantes de 17 pouces, souvent montées sur les finitions d’entrée de gamme, offrent un excellent compromis entre confort et polyvalence. Le profil élevé (65) absorbe mieux les irrégularités de la chaussée et réduit le risque d’endommagement des jantes sur les nids-de-poule. Les versions sportives AMG Line privilégient des jantes de 19 ou 20 pouces, avec des profils plus bas (55 ou 45) qui améliorent la précision de conduite et l’esthétique, au détriment du confort sur routes dégradées.

Pour les modèles AMG 43, des montes spécifiques apparaissent : 255/45 R20 à l’avant et 285/40 R20 à l’arrière. Cette configuration décalée (largeurs différentes entre essieux) optimise la motricité et la stabilité, mais impose de respecter scrupuleusement les dimensions prescrites pour éviter tout déséquilibre. Les versions hybrides rechargeables, comme le GLC 300 e, conservent généralement les mêmes tailles que leurs équivalents thermiques, malgré un poids supérieur lié à la batterie.

Spécificités de la phase 2 et évolutions techniques

La seconde génération, X254, introduit des modifications architecturales qui peuvent affecter les choix de pneumatiques. Bien que les dimensions de base restent proches de celles de la phase 1, le constructeur a revu certaines tolérances et préconisations. Les jantes de 18 pouces deviennent la norme sur les finitions Avantgarde Line, tandis que les versions AMG Line reçoivent d’office des jantes de 19 pouces.

Les déports de jante (mesure en millimètres de la distance entre le plan de fixation et le centre de la jante, notée ET) peuvent différer entre les deux phases. Un déport inadapté entraîne un mauvais alignement du pneumatique dans le passage de roue, avec des risques de frottement sur les éléments de suspension ou la carrosserie. Vérifiez toujours la compatibilité du déport avant de monter des jantes ou des pneus issus d’une autre génération.

La phase 2 bénéficie également de technologies pneumatiques plus récentes. Les fabricants proposent désormais des gommes optimisées pour les véhicules électrifiés, avec une résistance au roulement réduite et une structure renforcée pour supporter le couple élevé des moteurs électriques. Ces pneus, souvent marqués du symbole EV ou d’un label spécifique, conviennent parfaitement aux versions hybrides rechargeables et améliorent l’autonomie électrique.

Compatibilité entre les deux générations

Peut-on monter des pneus de phase 1 sur une phase 2, ou inversement ? La réponse dépend de plusieurs facteurs. Si les dimensions nominales (largeur, hauteur de flanc, diamètre) sont identiques, la compatibilité de base est assurée. Toutefois, d’autres paramètres entrent en jeu : indice de charge (capacité maximale de poids supportée par chaque pneu), indice de vitesse (vitesse maximale autorisée) et homologation constructeur.

Mercedes-Benz appose un marquage spécifique sur les pneus homologués pour ses véhicules : MO (Mercedes Original) ou MO1 pour les versions les plus récentes. Ce marquage garantit que le pneumatique a été testé et validé par le constructeur pour répondre aux exigences de sécurité, de confort et de performance. Monter des pneus sans ce marquage reste légal si les dimensions et indices sont conformes, mais peut altérer le comportement routier et, dans certains cas, affecter la prise en charge par l’assurance en cas de sinistre.

Les jantes, quant à elles, présentent des différences plus marquées. Les entraxes (disposition des trous de fixation) et les alésages centraux doivent correspondre exactement. Entre phase 1 et phase 2, ces valeurs peuvent varier, rendant impossible le montage de jantes d’une génération sur l’autre sans adaptateurs spécifiques. De plus, les versions Coupé et SUV du GLC, bien que partageant la même base technique, possèdent des voies (distance entre les roues d’un même essieu) différentes : les jantes ne sont donc pas interchangeables entre ces deux carrosseries.

Choisir ses pneus selon l’usage et la saison

Au-delà de la compatibilité technique, l’usage du véhicule oriente le choix du type de pneumatique. Pour une utilisation quotidienne mixte, les pneus toutes saisons (marquage M+S ou 3PMSF, symbole montagne avec flocon) offrent un compromis intéressant. Ils assurent une adhérence correcte sur chaussée sèche, mouillée et enneigée, sans nécessiter de changement saisonnier. Toutefois, leurs performances restent inférieures à celles de pneus spécialisés dans des conditions extrêmes.

Les pneus été privilégient la tenue de route et le freinage sur asphalte sec ou humide, avec une gomme optimisée pour les températures supérieures à 7 degrés. Leur sculpture, moins découpée que celle des pneus hiver, réduit le bruit de roulement et améliore la consommation de carburant. Pour le GLC, des modèles comme le Michelin Pilot Sport 4 SUV ou le Continental PremiumContact conviennent parfaitement aux versions sportives.

Les pneus hiver, indispensables dans les régions montagneuses ou soumises à des hivers rigoureux, utilisent une gomme souple qui conserve son élasticité par temps froid. Leurs lamelles multiples mordent la neige et la glace, garantissant motricité et sécurité. Les dimensions homologuées pour l’hiver sur le GLC phase 1 incluent 235/65 R17, 235/60 R18 et 235/55 R19. Privilégiez des profils plus hauts pour améliorer le confort et la résistance aux chocs sur routes enneigées.

Certains propriétaires optent pour des pneus Runflat (roulage à plat), qui permettent de parcourir environ 80 kilomètres à vitesse réduite après une crevaison. Cette technologie, compatible avec le GLC, évite l’immobilisation et supprime la nécessité d’une roue de secours. En contrepartie, les Runflat sont plus rigides et légèrement plus bruyants que les pneumatiques conventionnels.

Vérifications et entretien pour une compatibilité durable

Une fois les pneus montés, plusieurs contrôles garantissent leur bon fonctionnement. La pression de gonflage doit être ajustée selon les préconisations du constructeur, indiquées sur l’étiquette de portière ou dans le manuel d’utilisation. Une pression insuffisante accélère l’usure des flancs et augmente la consommation, tandis qu’une surpression réduit l’adhérence et le confort.

L’équilibrage des roues, réalisé lors du montage, évite les vibrations et l’usure prématurée des pneumatiques et des suspensions. Un déséquilibre se manifeste par des tremblements dans le volant à vitesse élevée. La géométrie, ou parallélisme, doit également être vérifiée régulièrement, surtout après un choc ou le remplacement de pièces de suspension. Un mauvais réglage entraîne une usure asymétrique des pneus et une tenue de route dégradée.

Inspectez visuellement les pneumatiques tous les mois : profondeur de sculpture (minimum légal 1,6 mm, recommandé 3 mm), présence de coupures, hernies ou corps étrangers. Permutez les pneus tous les 10 000 à 15 000 kilomètres pour homogénéiser l’usure, en respectant le sens de rotation indiqué par une flèche sur le flanc pour les pneus directionnels. Les montes décalées, comme sur les AMG 43, ne permettent pas la permutation avant-arrière : seule une permutation gauche-droite sur le même essieu reste possible.

Enfin, stockez vos pneus saisonniers dans un endroit sec, à l’abri de la lumière directe et des variations de température. Empilez-les à plat ou suspendez-les pour éviter les déformations. Un stockage inadéquat peut fissurer la gomme et réduire la durée de vie des pneumatiques.

Erreurs fréquentes à éviter

Plusieurs pièges guettent les propriétaires lors du choix ou du montage de pneus. Mélanger des marques ou des modèles différents sur un même essieu compromet la stabilité et le freinage. Respectez toujours l’homogénéité : même marque, même modèle, même niveau d’usure sur les deux roues d’un essieu. Si vous devez remplacer un seul pneu, placez le neuf à l’arrière pour préserver la stabilité en cas de perte d’adhérence.

Négliger l’indice de charge ou de vitesse constitue une autre erreur courante. Un indice inférieur aux préconisations constructeur expose à des risques de rupture du pneu sous contrainte. Consultez la carte grise (champ U.1 pour l’indice de vitesse) et l’étiquette de portière pour connaître les valeurs minimales requises.

Enfin, monter des dimensions non homologuées, même si elles semblent proches, peut entraîner des dysfonctionnements électroniques. Les calculateurs de vitesse, d’ABS et d’ESP se basent sur le diamètre de roulement des pneus. Une variation excessive fausse les mesures et déclenche des alertes ou des comportements imprévisibles. Utilisez un calculateur de compatibilité en ligne pour vérifier que le nouveau diamètre total reste dans une tolérance de plus ou moins 3 % par rapport à la monte d’origine.


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