Éclairage de plaque d’immatriculation : comment se mettre en conformité

Pièces auto Publié le 24 janvier 2026

L’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière est une obligation légale souvent négligée par les automobilistes. Pourtant, un dispositif défectueux ou non conforme expose à des sanctions et peut entraîner une contre-visite au contrôle technique. Voici tout ce qu’il faut savoir pour circuler en toute légalité et éviter les mauvaises surprises.

Pourquoi l’éclairage de plaque est-il obligatoire

L’article R 313-12 du Code de la route impose à tous les véhicules à moteur et remorques de disposer d’un dispositif lumineux capable de rendre la plaque lisible de nuit. Cette exigence vise à garantir l’identification rapide des véhicules par les forces de l’ordre et les autres usagers, notamment en cas d’accident ou d’infraction. La règle 48 de la CEE-ONU (Commission économique pour l’Europe des Nations unies) encadre précisément les caractéristiques techniques de cet éclairage à l’échelle européenne.

Seuls quelques véhicules échappent à cette règle : les cyclomoteurs de moins de 45 km/h, les vélos avec remorque non immatriculée, et certaines remorques légères de moins de 750 kg portant une plaque de suivi blanche. Les véhicules agricoles, autrefois exemptés, sont désormais soumis à cette obligation depuis quelques saisons.

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Les critères de conformité à respecter

Pour être en règle, votre feu de plaque doit répondre à plusieurs exigences précises. La lumière émise doit être exclusivement blanche, conformément à la directive européenne 76/760/CEE et à l’arrêté français du 26 mars 1998. Toute autre couleur (bleu, vert, mauve, jaune) est strictement interdite et passible d’une amende.

La plaque doit être lisible à une distance minimale de 20 mètres la nuit, par temps clair. L’éclairage doit être uniforme sur toute la surface de la plaque, sans zone d’ombre ni éblouissement. L’intensité lumineuse doit être suffisante pour ne pas altérer la couleur naturelle de la plaque par rapport à la lumière du jour.

Les ampoules ou modules à LED doivent porter un marquage d’homologation (certification officielle attestant de la conformité d’un produit aux normes en vigueur) : CE ou ECE R128 en Europe. Ce label garantit que le dispositif répond aux normes de sécurité et de performance exigées.

Choisir le bon type d’ampoule

Deux technologies dominent le marché de l’éclairage de plaque : les ampoules halogènes et les LED. Les halogènes, traditionnelles et peu coûteuses, offrent une lumière chaude mais consomment davantage d’énergie et ont une durée de vie limitée. Elles conviennent aux véhicules anciens ou à usage occasionnel.

Les LED présentent de nombreux avantages : consommation réduite, longévité exceptionnelle (jusqu’à 50 000 heures), résistance aux chocs et aux vibrations, allumage instantané. Elles produisent une lumière blanche pure, idéale pour respecter la réglementation. Privilégiez les modèles Plug and Play (système prêt à l’emploi, sans modification électrique ni programmation), qui se montent sans modification du faisceau électrique.

Vérifiez la compatibilité avec votre véhicule : certaines voitures récentes équipées d’un système de gestion électronique peuvent afficher un message d’erreur avec des LED standards. Dans ce cas, optez pour des ampoules anti-erreur ODB, dotées d’une résistance intégrée qui simule la consommation d’une ampoule classique.

Remplacer une ampoule défectueuse

Le remplacement d’un feu de plaque est généralement simple et rapide. Commencez par couper le contact et localiser le bloc d’éclairage, souvent fixé au-dessus de la plaque par deux vis ou clips. Retirez délicatement le cache en plastique, débranchez le connecteur électrique, puis dévissez ou déclipsez l’ampoule usagée.

Insérez la nouvelle ampoule en veillant à ne pas toucher la partie en verre avec les doigts (les traces de gras réduisent la durée de vie). Rebranchez le connecteur, testez le fonctionnement en allumant les feux de position, puis remontez le cache. Si l’éclairage ne fonctionne toujours pas, vérifiez le fusible correspondant dans la boîte à fusibles du véhicule.

Profitez de l’intervention pour nettoyer la plaque et le bloc optique avec un chiffon doux. Une plaque sale ou un cache opaque réduisent l’efficacité de l’éclairage et peuvent être sanctionnés lors d’un contrôle.

Sanctions et contrôle technique

Un éclairage de plaque absent, défectueux ou non conforme constitue une infraction au Code de la route. L’amende forfaitaire s’élève à 68 euros pour un dispositif manquant ou une ampoule grillée. En cas de couleur non autorisée, le montant grimpe à 135 euros, assorti d’un procès-verbal. Les forces de l’ordre peuvent également immobiliser le véhicule jusqu’à remise en conformité.

Au contrôle technique, le feu de plaque fait partie des points de vérification obligatoires. Un dysfonctionnement entraîne une défaillance majeure et une contre-visite dans les deux mois. Le coût de cette nouvelle inspection s’ajoute aux frais de réparation, sans compter l’immobilisation du véhicule si la carte grise n’est pas à jour.

Les véhicules homologués avant le 1er octobre 1998 bénéficient d’une tolérance : ils peuvent conserver leur éclairage d’origine, même s’il n’est pas blanc. Cette exception concerne principalement les voitures de collection ou les modèles anciens.

Conseils pour un éclairage optimal

Au-delà de la conformité réglementaire, quelques bonnes pratiques prolongent la durée de vie de votre dispositif. Nettoyez régulièrement la plaque et le bloc optique pour maintenir une visibilité maximale. Vérifiez l’étanchéité du cache : l’humidité favorise l’oxydation des contacts et réduit la performance lumineuse.

Lors de l’achat d’ampoules de remplacement, privilégiez les marques reconnues et les produits certifiés. Les modèles premier prix, souvent importés sans contrôle, peuvent présenter une luminosité insuffisante ou une teinte bleutée non conforme. Lisez les avis utilisateurs et vérifiez la présence du marquage CE ou ECE.

Si vous installez des LED, choisissez une température de couleur (mesure en kelvins de la teinte de la lumière émise) comprise entre 5000 et 6000 K pour obtenir un blanc pur, proche de la lumière du jour. Les températures supérieures tirent vers le bleu et risquent de ne pas passer le contrôle technique.

Enfin, pensez à tester votre éclairage de plaque lors de chaque changement de saison ou avant un long trajet. Un contrôle visuel rapide, de nuit, permet de détecter une ampoule défaillante avant qu’elle ne vous coûte une amende ou une contre-visite.


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