Additifs pour circuit de refroidissement : efficacité et pertinence

Équipements et entretien Publié le 25 janvier 2026

Le circuit de refroidissement joue un rôle essentiel dans la préservation du moteur. Au-delà du liquide de refroidissement classique, différents additifs promettent d’améliorer les performances thermiques, de prévenir la corrosion ou de colmater les fuites. Mais quelle est leur véritable efficacité et dans quelles situations leur usage se justifie-t-il réellement ?

Les différents types d’additifs pour le circuit de refroidissement

Le marché propose plusieurs catégories d’additifs, chacune répondant à un besoin spécifique. Les additifs nettoyants éliminent les dépôts calcaires, les boues et les résidus huileux qui s’accumulent dans le système au fil du temps. Ces encrassements réduisent l’efficacité thermique et peuvent obstruer les canalisations étroites du radiateur.

Les additifs anti-fuites constituent une seconde famille. Ils contiennent des particules qui se solidifient au contact de l’air, formant une barrière temporaire sur les micro-fissures des durites, joints et radiateurs. Ces produits offrent une solution provisoire pour les fuites mineures, mais ne remplacent jamais une réparation durable.

Les additifs anticorrosion renforcent la protection du système contre l’oxydation des métaux. Bien que les liquides de refroidissement modernes intègrent déjà des inhibiteurs de corrosion, certains circuits anciens ou très sollicités bénéficient d’une protection supplémentaire. Enfin, les additifs améliorateurs de performance thermique optimisent le transfert de chaleur entre le moteur et le liquide, abaissant légèrement la température de fonctionnement.

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Efficacité réelle des additifs : ce que disent les faits

L’efficacité des additifs dépend étroitement de l’état initial du circuit et du type de problème rencontré. Un nettoyant pour radiateur s’avère très efficace sur un système encrassé : il dissout les dépôts, rétablit la circulation optimale du liquide et améliore sensiblement le refroidissement. Les tests montrent des gains de température pouvant atteindre plusieurs degrés sur un circuit fortement entartré.

Les anti-fuites fonctionnent correctement sur les fuites capillaires, celles qui provoquent une perte lente de liquide sans goutte visible. Leur taux de réussite varie selon la taille et la localisation de la fuite. Une fissure de joint de pompe à eau ou une porosité légère du radiateur peuvent être colmatées temporairement. En revanche, une durite fendue ou un joint de culasse défaillant nécessitent impérativement un remplacement.

Les additifs anticorrosion prolongent effectivement la durée de vie des composants métalliques, particulièrement dans les circuits mixtes aluminium-cuivre. Leur pertinence est maximale lors du remplacement du liquide de refroidissement sur un véhicule ancien. Les améliorateurs thermiques présentent des résultats plus modestes : la baisse de température reste généralement limitée, de l’ordre de un à trois degrés dans des conditions normales d’utilisation.

Quand utiliser un additif pour circuit de refroidissement

Certaines situations justifient pleinement le recours aux additifs. Un véhicule qui surchauffe sans raison apparente bénéficie d’un traitement nettoyant avant toute intervention mécanique coûteuse. Si le thermostat fonctionne correctement et que le niveau de liquide est bon, l’encrassement interne constitue souvent la cause du problème.

Une perte progressive de liquide, sans fuite visible au sol, indique généralement une micro-fuite. Un additif anti-fuite permet de gagner du temps avant la réparation définitive, évitant les appoints fréquents. Cette solution convient particulièrement aux véhicules anciens dont la valeur ne justifie pas un remplacement immédiat de radiateur.

Lors d’une vidange du circuit de refroidissement, l’ajout d’un nettoyant optimise l’opération. Il élimine les résidus de l’ancien liquide et prépare le système à recevoir le nouveau produit dans les meilleures conditions. Les véhicules utilisés en conditions sévères (remorquage, conduite sportive, climat très chaud) tirent profit des additifs améliorateurs thermiques qui offrent une marge de sécurité supplémentaire.

Critères de choix et précautions d’emploi

La compatibilité avec le liquide de refroidissement en place constitue le premier critère de sélection. Les circuits modernes utilisent des liquides organiques de type OAT (Organic Acid Technology, technologie à base d’acides organiques) qui nécessitent des additifs spécifiquement formulés. Un produit inadapté peut provoquer des réactions chimiques indésirables, formant des dépôts ou dégradant les propriétés du liquide.

La concentration recommandée doit être scrupuleusement respectée. Un surdosage d’additif nettoyant peut attaquer les joints et les durites, tandis qu’un excès d’anti-fuite risque d’obstruer les passages étroits du circuit. Les fabricants indiquent généralement un ratio précis, souvent exprimé en millilitres d’additif par litre de capacité du système.

La durée de traitement varie selon le type d’additif. Un nettoyant s’utilise sur une période limitée, généralement entre trente minutes et deux heures de fonctionnement moteur, avant vidange complète du circuit. Les additifs anti-fuites et anticorrosion restent dans le système de manière permanente, mélangés au liquide de refroidissement.

Limites et alternatives aux additifs

Les additifs ne constituent pas une solution universelle. Leur efficacité trouve ses limites face à des défaillances mécaniques avérées. Un radiateur percé, une pompe à eau défectueuse ou un joint de culasse endommagé exigent une réparation en bonne et due forme. Utiliser un additif dans ces situations revient à masquer temporairement le symptôme sans traiter la cause.

La prévention reste la meilleure stratégie. Un entretien régulier du circuit de refroidissement, avec remplacement du liquide selon les préconisations constructeur, prévient l’apparition de la plupart des problèmes. La durée de vie recommandée varie généralement entre deux et cinq ans selon le type de liquide utilisé.

Le contrôle visuel périodique des durites permet de détecter les signes de vieillissement : craquelures, durcissement, gonflements. Remplacer ces éléments avant leur rupture évite les pannes brutales et les risques de surchauffe moteur. De même, le remplacement préventif du thermostat lors de la vidange du circuit garantit un fonctionnement optimal du système thermique.

Certains garagistes déconseillent systématiquement les additifs, particulièrement les anti-fuites, craignant qu’ils n’obstruent les petits passages du circuit. Cette position se justifie sur les véhicules récents sous garantie, où toute intervention non conforme aux recommandations constructeur peut poser problème. Sur un véhicule ancien ou en dépannage provisoire, l’usage raisonné d’additifs de qualité présente peu de risques.

Les additifs pour circuit de refroidissement constituent des outils d’entretien et de dépannage efficaces lorsqu’ils sont employés à bon escient. Leur pertinence dépend de l’état du système, du type de problème rencontré et de la qualité du produit choisi. Ils complètent utilement l’entretien préventif sans jamais remplacer les réparations nécessaires sur les composants défaillants.


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