Choisir la peinture adaptée pour retouches sur votre Peugeot

Équipements et entretien Publié le 24 janvier 2026

Les rayures et impacts sur la carrosserie de votre Peugeot peuvent rapidement ternir son apparence et favoriser l’apparition de rouille. Sélectionner la bonne peinture de retouche permet de restaurer l’esthétique de votre véhicule tout en protégeant durablement la tôle. Ce guide vous accompagne pas à pas pour identifier la teinte exacte, choisir le format adapté et réussir vos retouches comme un professionnel.

Localiser et décoder le code couleur de votre Peugeot

Chaque véhicule Peugeot possède un code couleur unique, indispensable pour commander la peinture de retouche parfaitement assortie. Ce code se trouve généralement sur une plaque constructeur fixée à trois emplacements privilégiés : sous le capot moteur, sur le montant de la portière avant gauche ou à l’intérieur du battant de porte côté conducteur. Pour les modèles Boxer, l’étiquette est collée à l’intérieur de la porte, tandis que sur la 607, elle se situe dans le compartiment moteur.

Le format du code évolue selon la période de fabrication. Avant 1985, Peugeot utilisait trois ou quatre chiffres (exemple : 1079 pour Blanc Courchevel). Entre 1986 et 1989, le constructeur a adopté trois lettres (EPZ pour Bleu Turquoise). De 1990 à 1998, les codes mêlaient chiffres et lettres sur quatre caractères (M1TW pour Gris Graphite). Depuis 1999, tous les codes comportent quatre lettres : les trois premières désignent la teinte, la dernière indique le type de finition. La lettre A correspond à une peinture opaque (sans vernis), B à une opaque vernie, C à une métallisée et D à une nacrée.

Si la plaque est illisible ou manquante, consultez le carnet d’entretien du véhicule où le code couleur est souvent mentionné. En dernier recours, contactez un concessionnaire Peugeot avec votre numéro de châssis pour obtenir l’information.

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Sélectionner le format de peinture adapté à vos besoins

Le marché propose plusieurs conditionnements, chacun répondant à des situations spécifiques. Le stylo retouche convient parfaitement aux micro-rayures et petits impacts isolés. Compact et doté d’un pinceau applicateur intégré, il permet une application précise sur quelques centimètres carrés. Les flacons de 15 à 20 ml offrent davantage de produit pour traiter plusieurs zones ou des dégâts plus étendus, tout en restant maniables avec un pinceau fin.

Pour des surfaces supérieures à quelques décimètres carrés, privilégiez l’aérosol de 400 ml. Ce format assure une pulvérisation homogène et un rendu professionnel sur de grandes zones. Les kits complets constituent la solution idéale pour les retouches exigeantes : ils regroupent la teinte, le vernis de protection et parfois un apprêt (couche de base favorisant l’accroche de la peinture sur la tôle nue). Certains packs incluent également un polish pour fondre les bords de la retouche et obtenir un résultat invisible.

Peinture monocomposant ou bicomposant

Les peintures monocomposantes (1K) sèchent à l’air libre et s’appliquent directement. Simples d’utilisation, elles conviennent aux retouches légères et ne nécessitent aucun mélange. Les formules bicomposantes (2K) requièrent l’ajout d’un durcisseur avant application. Plus résistantes aux chocs et aux intempéries, elles garantissent une tenue supérieure sur le long terme mais demandent davantage de rigueur dans le dosage et le temps de travail limité après mélange.

Préparer correctement la surface avant application

Une préparation minutieuse conditionne la durabilité et l’esthétique de la retouche. Commencez par nettoyer la zone avec un dégraissant automobile pour éliminer poussières, cires et résidus de pollution. Laissez sécher complètement avant de poursuivre. Si la rayure atteint la tôle ou présente des traces de rouille, poncez délicatement avec un papier abrasif grain 400 à 600 pour lisser les bords et retirer toute oxydation. Dépoussiérez ensuite avec un chiffon microfibre propre.

Sur tôle nue ou apprêt apparent, appliquez une couche d’apprêt (primaire d’accrochage facilitant l’adhérence de la peinture). Laissez sécher selon le temps indiqué par le fabricant, généralement 30 minutes à température ambiante. Cette étape garantit une liaison solide entre le métal et la peinture, prévenant le décollement et la corrosion future.

Appliquer la peinture de retouche en plusieurs couches fines

Agitez vigoureusement le flacon ou l’aérosol pendant une minute pour homogénéiser les pigments. Avec un stylo ou pinceau, déposez la peinture par petites touches successives en partant du centre de l’impact vers les bords. Ne cherchez pas à couvrir en une seule passe : deux à trois couches fines offrent un résultat bien plus uniforme qu’une couche épaisse sujette aux coulures. Respectez un temps de séchage de 10 à 15 minutes entre chaque couche.

Si vous utilisez un aérosol, maintenez la buse à 20-25 centimètres de la surface. Effectuez des passages croisés (horizontal puis vertical) pour éviter les surépaisseurs. Protégez les zones adjacentes avec du ruban de masquage et du papier journal. Travaillez dans un espace ventilé, à l’abri du vent et de la poussière, idéalement entre 15 et 25 degrés pour un séchage optimal.

Appliquer le vernis de protection

Pour les teintes métallisées, nacrées ou opaques vernies (codes se terminant par B, C ou D), le vernis est indispensable. Il protège la couleur des rayons ultraviolets, apporte la brillance caractéristique et uniformise l’aspect avec la carrosserie environnante. Appliquez-le 15 à 30 minutes après la dernière couche de peinture, lorsque celle-ci est sèche au toucher mais encore légèrement collante pour assurer une bonne adhésion intercouche. Deux couches fines de vernis suffisent généralement.

Finaliser et polir pour un rendu invisible

Après séchage complet (24 à 48 heures selon les conditions), examinez la retouche. Si elle présente une légère surépaisseur ou des bords marqués, utilisez un polish de finition (produit abrasif doux lissant les micro-défauts). Appliquez-le avec un chiffon doux en mouvements circulaires pour fondre progressivement la retouche dans la peinture d’origine. Terminez par une cire de protection pour nourrir et sceller l’ensemble de la zone traitée.

Évitez de laver le véhicule au jet haute pression ou de le passer en station automatique durant la première semaine. La peinture continue de durcir pendant plusieurs jours et nécessite cette période de stabilisation pour atteindre sa résistance maximale. Un lavage manuel doux à l’éponge est autorisé après 48 heures.

Erreurs fréquentes à éviter lors des retouches

Plusieurs pièges compromettent régulièrement le résultat. Appliquer la peinture en couche trop épaisse génère des coulures inesthétiques et un temps de séchage rallongé. Ne pas dégraisser correctement provoque un décollement prématuré de la retouche. Utiliser un code couleur approximatif ou obsolète crée une différence de teinte visible, surtout sur les métallisées sensibles à l’angle de vue.

Vernir trop tôt (peinture encore humide) ou trop tard (peinture totalement sèche) nuit à l’adhésion entre les couches. Travailler en plein soleil ou par température inférieure à 10 degrés altère le séchage et l’aspect final. Enfin, négliger l’apprêt sur tôle nue expose la zone à une corrosion rapide sous la peinture. Respecter chaque étape dans l’ordre garantit une réparation durable et esthétique.


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