Durites et colliers : quand les remplacer et comment choisir des pièces de qualité

Pièces auto Publié le 25 janvier 2026

Les durites et colliers de refroidissement jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du moteur. Ils assurent la circulation du liquide de refroidissement entre la pompe à eau, le radiateur et le bloc moteur. Une défaillance peut entraîner une surchauffe, des fuites et des dommages coûteux. Savoir identifier les signes d’usure et choisir des pièces adaptées permet d’éviter les pannes et de prolonger la durée de vie du système de refroidissement.

Reconnaître les signes d’usure des durites de refroidissement

Les durites de refroidissement (tuyaux souples qui transportent le liquide de refroidissement) subissent des contraintes thermiques et mécaniques importantes. Avec le temps, elles se dégradent et présentent plusieurs symptômes caractéristiques.

Les fissures et craquelures sont les premiers indicateurs d’une durite vieillissante. Elles apparaissent généralement sur la surface externe et témoignent d’une perte d’élasticité du caoutchouc. Un gonflement ou des cloques indiquent une faiblesse structurelle due à la pression et à la chaleur. Ces zones gonflées risquent de céder brutalement.

Les fuites de liquide de refroidissement constituent un signal d’alarme immédiat. Vous pouvez observer des traces verdâtres ou orangées sous le véhicule, une odeur sucrée caractéristique ou de la vapeur sous le capot. Une durite qui devient dure et rigide ou au contraire spongieuse et molle doit être remplacée sans attendre.

Le voyant de température moteur qui s’allume fréquemment peut également révéler une défaillance du circuit de refroidissement. Une inspection visuelle régulière permet de détecter ces anomalies avant qu’elles ne provoquent une panne.

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Quand remplacer les durites et colliers de serrage

La durée de vie des durites varie selon leur matériau de fabrication et les conditions d’utilisation. Les durites en caoutchouc EPDM (caoutchouc synthétique résistant à la chaleur et aux fluides) d’origine ont une longévité moyenne de cinq à sept ans. Les durites en silicone multicouches renforcé offrent une durabilité supérieure, pouvant atteindre quinze à vingt ans.

Les experts recommandent un remplacement préventif tous les quatre à cinq ans, même en l’absence de signes visibles de détérioration. Cette précaution évite les pannes inopinées et protège le moteur. Les conditions climatiques extrêmes, les variations de température importantes et une conduite intensive accélèrent le vieillissement des durites.

Les colliers de serrage (dispositifs métalliques qui maintiennent les durites sur les raccords) doivent systématiquement être remplacés lors du changement des durites. Un collier usagé ou déformé ne garantit plus l’étanchéité nécessaire. Cette règle simple prévient les fuites et assure un montage fiable.

Après une surchauffe moteur, vérifiez impérativement l’état des durites. La chaleur excessive fragilise le caoutchouc et peut provoquer des micro-fissures invisibles à l’œil nu. Un contrôle professionnel permet d’évaluer leur état réel.

Choisir des durites de qualité adaptées à votre véhicule

Le choix des durites repose sur plusieurs critères techniques essentiels. Le diamètre intérieur doit correspondre exactement aux spécifications du constructeur. Une durite trop large ou trop étroite compromet l’étanchéité et perturbe le débit de liquide de refroidissement.

Deux grandes familles de matériaux dominent le marché. Les durites en caoutchouc EPDM constituent la solution d’origine, offrant un bon rapport qualité-prix. Elles résistent correctement aux températures comprises entre moins quarante et cent cinquante degrés. Les durites en silicone multicouches renforcé représentent le haut de gamme. Elles supportent des températures de moins cinquante à cent quatre-vingts degrés et résistent mieux aux pressions élevées, jusqu’à cinq bars.

L’épaisseur de paroi joue un rôle déterminant dans la résistance mécanique. Une épaisseur de quatre millimètres minimum garantit une bonne tenue dans le temps. Les durites renforcées intègrent des couches de tissu ou de fibres qui améliorent leur robustesse face aux vibrations et aux variations de pression.

Privilégiez les marques reconnues qui respectent les normes automobiles. Elles proposent des durites compatibles avec les liquides de refroidissement modernes et les biocarburants. Vérifiez toujours la compatibilité avec votre modèle de véhicule avant l’achat.

Sélectionner les colliers de serrage appropriés

Les colliers de serrage se déclinent en plusieurs types, chacun adapté à des usages spécifiques. Le collier à vis sans fin reste le plus répandu dans l’automobile. Il se compose d’une bande perforée, d’un boîtier et d’une vis de serrage. Ce système permet un ajustement précis du serrage.

Le matériau constitue le critère de sélection principal. Les colliers en acier zingué (classement W1) conviennent uniquement aux environnements secs et peu exigeants. Les colliers en acier inoxydable offrent une résistance supérieure à la corrosion. Plusieurs qualités existent selon la norme DIN 3014.

Pour les circuits de refroidissement moteur, privilégiez au minimum un collier W4. Les colliers W5 s’imposent dans les environnements agressifs ou pour les véhicules soumis à des conditions difficiles. La largeur de bande influence également la performance. Une bande de vingt millimètres assure un serrage homogène et limite le risque de marquer la durite.

Le diamètre du collier doit correspondre au diamètre extérieur de la durite une fois montée. Les fabricants proposent des plages de serrage, par exemple trente-sept à quarante-deux millimètres. Choisissez toujours un collier dont la plage englobe le diamètre de votre durite. Les colliers renforcés, avec une épaisseur de un millimètre, garantissent une meilleure tenue sur les durites silicone haute performance.

Conseils pratiques pour l’installation et l’entretien

Le montage des durites et colliers nécessite quelques précautions pour garantir l’étanchéité du système. Avant l’installation, nettoyez soigneusement les raccords pour éliminer les résidus de liquide de refroidissement et les dépôts. Vérifiez que les surfaces de contact sont lisses et exemptes de rayures.

Lors du positionnement du collier, placez-le à environ un centimètre du bord de la durite. Cette distance optimise la répartition de la pression de serrage. Serrez progressivement la vis en alternant plusieurs passages plutôt qu’en forçant d’un coup. Un serrage excessif peut endommager la durite, tandis qu’un serrage insuffisant provoque des fuites.

Le couple de serrage (force appliquée pour visser correctement une pièce) recommandé varie selon le diamètre du collier et le matériau de la durite. Pour les durites en caoutchouc, un serrage modéré suffit. Les durites silicone, plus rigides, tolèrent un serrage légèrement supérieur. Consultez les préconisations du fabricant pour respecter les valeurs optimales.

Après le montage, remplissez le circuit de refroidissement et purgez l’air. Démarrez le moteur et laissez-le chauffer jusqu’à la température de fonctionnement. Vérifiez l’absence de fuites au niveau des colliers. Contrôlez à nouveau le serrage après quelques jours d’utilisation, car les durites neuves peuvent légèrement se tasser.

Un entretien régulier prolonge la durée de vie des durites. Inspectez-les visuellement tous les six mois ou lors de chaque vidange. Vérifiez le niveau de liquide de refroidissement et recherchez des traces de fuite. Remplacez le liquide de refroidissement selon les intervalles préconisés par le constructeur pour éviter la corrosion interne des durites.

En cas de doute sur l’état d’une durite ou d’un collier, privilégiez toujours le remplacement. Le coût d’une durite et de colliers neufs reste dérisoire comparé aux réparations engendrées par une surchauffe moteur. Investir dans des pièces de qualité et respecter les bonnes pratiques d’installation garantit la fiabilité du système de refroidissement sur le long terme.


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