Feux additionnels : réglementation et installation sur votre 4×4

Pièces auto Publié le 24 janvier 2026

Installer des feux additionnels sur un 4×4 améliore la visibilité lors de sorties nocturnes ou en tout-terrain. Mais cette modification est strictement encadrée par le Code de la route. Homologation, emplacement, branchement électrique : respecter ces règles évite les sanctions et garantit votre sécurité comme celle des autres usagers.

Que dit la réglementation sur les feux additionnels

Le Code de la route consacre plus de trente articles à l’éclairage des véhicules. Les feux additionnels sont autorisés sous conditions strictes. Ils complètent les phares d’origine sans jamais les remplacer.

Chaque véhicule peut recevoir au maximum deux feux de route supplémentaires. Ces phares doivent être identiques, porter le marquage d’homologation (lettre E suivie d’un chiffre sur la vitre) et respecter une puissance maximale de soixante watts par ampoule. L’homologation garantit que le produit répond aux normes européennes de sécurité et de performance.

Les feux additionnels doivent s’éteindre automatiquement lorsque vous passez en feux de croisement ou de position. Un interrupteur indépendant est obligatoire pour les commander. Cette disposition évite tout éblouissement des autres conducteurs et limite l’usage de ces phares aux situations réellement nécessaires.

Sur route ouverte, un cache opaque doit recouvrir les feux additionnels s’ils ne sont pas homologués pour cet usage. Cette règle concerne surtout les barres ou rampes de phares puissantes réservées au tout-terrain. En cas de non-respect, vous risquez une contravention de troisième classe (jusqu’à soixante-huit euros) et l’immobilisation du véhicule.

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Où et comment positionner les feux additionnels

L’emplacement des feux additionnels obéit à des règles précises. Ils doivent être fixés à l’avant du véhicule, de manière symétrique par rapport à l’axe central. Si le constructeur a prévu des emplacements spécifiques, vous devez les utiliser en priorité.

Dans le cas contraire, la hauteur des feux additionnels ne doit jamais dépasser celle des phares d’origine. Installer des phares sur le capot, les ailes ou le toit est formellement interdit pour un usage routier. Ces zones peuvent accueillir des rampes lumineuses uniquement si elles restent couvertes par des caches opaques en circulation normale.

La fixation doit être solide pour résister aux vibrations et aux chocs. Sur un pare-chocs, privilégiez un montage traversant avec boulons et entretoises métalliques. Une pose à blanc permet de vérifier l’alignement et d’ajuster l’orientation du faisceau avant le serrage définitif.

Critères techniques à vérifier

Réaliser le branchement électrique en toute sécurité

Le câblage des feux additionnels nécessite un relais (composant électrique qui permet de commander un circuit de puissance via un circuit de commande de faible intensité), un porte-fusible et un interrupteur dédié. Cette installation protège le circuit électrique du véhicule et évite toute surcharge.

Commencez par débrancher la borne négative de la batterie. Installez le porte-fusible avec un fusible de vingt ampères minimum, au plus près de la borne positive. Utilisez un câble de section 1,5 mm² pour l’alimentation principale et 0,75 mm² pour le signal de commande.

Le relais se fixe dans un endroit accessible, par exemple près de la boîte à fusibles. Reliez une sortie du relais aux feux additionnels, une autre à la masse du véhicule. Le signal de commande doit provenir des feux de route existants : ainsi, les phares additionnels ne s’allument qu’en même temps que les feux de route d’origine, conformément à la loi.

L’interrupteur se monte sur le tableau de bord, souvent dans un cache prévu à cet effet. Un perçage de dix-neuf millimètres suffit généralement. Avant de fixer définitivement les câbles, testez le montage avec des connexions provisoires pour vérifier le bon fonctionnement.

Étapes du montage électrique

Risques et conséquences en cas de non-conformité

Un équipement non conforme expose à des sanctions immédiates lors d’un contrôle routier. La contravention peut atteindre soixante-huit euros et s’accompagner de l’immobilisation du véhicule jusqu’à mise en conformité.

Au-delà de l’amende, les conséquences touchent votre assurance automobile. En cas d’accident, l’assureur peut constater que le véhicule ne correspond plus au modèle homologué. Cette modification non déclarée entraîne une réduction voire un refus d’indemnisation, même si vous disposez d’une garantie tous risques. La responsabilité civile couvre les dommages causés aux tiers, mais pas ceux subis par votre propre véhicule.

L’éblouissement des autres usagers constitue un danger réel. Des phares trop puissants, mal orientés ou utilisés en permanence réduisent la visibilité des conducteurs venant en sens inverse. Cette négligence peut engager votre responsabilité en cas d’accident.

Pour un usage exclusivement hors route, les rampes et barres lumineuses puissantes restent autorisées. Elles doivent simplement être masquées par des caches opaques dès que vous circulez sur voie publique. Cette précaution simple vous permet de profiter d’un éclairage performant en tout-terrain tout en restant dans la légalité.


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