Pneu et Code de la Route : les règles essentielles pour votre sécurité

Pneus et accessoires Publié le 25 janvier 2026

Les pneumatiques constituent le seul point de contact entre votre véhicule et la chaussée. Le Code de la Route impose des règles strictes pour garantir votre sécurité et celle des autres usagers. Respecter ces normes permet d’éviter les sanctions, mais surtout de prévenir les risques d’accident liés à une mauvaise adhérence ou à une usure excessive.

Les obligations réglementaires sur l’état des pneus

Le Code de la Route fixe des critères précis concernant l’état des pneumatiques. Tout véhicule à moteur doit être équipé de pneus présentant des sculptures apparentes sur toute la surface de roulement. La profondeur minimale légale des rainures principales est fixée à 1,6 millimètre. En dessous de ce seuil, le pneu est considéré comme hors d’usage et expose le conducteur à une contravention de quatrième classe.

Les témoins d’usure, petits indicateurs situés au fond des rainures, permettent de vérifier facilement si cette limite est atteinte. Lorsque la gomme arrive au niveau de ces témoins, il est impératif de remplacer le pneumatique. Une usure irrégulière peut révéler un problème de parallélisme (alignement des roues) ou un défaut de pression.

Les flancs doivent également être exempts de déchirures profondes, de boursouflures ou de toile apparente. Ces anomalies fragilisent la structure du pneu et augmentent le risque d’éclatement, notamment à vitesse élevée ou lors de manœuvres brusques.

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La pression des pneumatiques : un paramètre clé

Maintenir une pression adaptée garantit une adhérence optimale et prolonge la durée de vie des pneus. Un pneumatique sous-gonflé accroît la résistance au roulement, entraîne une surconsommation de carburant et favorise l’usure prématurée des bords. À l’inverse, un pneu surgonflé réduit la surface de contact avec la route, diminue le confort et augmente les distances de freinage.

Il est recommandé de contrôler la pression au moins une fois par mois, idéalement à froid. Les valeurs préconisées par le constructeur figurent généralement sur une étiquette collée dans l’encadrement de la portière conducteur ou dans le manuel d’utilisation. Si vous devez vérifier la pression après avoir roulé, ajoutez 0,3 bar à la valeur recommandée pour compenser l’échauffement.

Certaines situations nécessitent d’adapter la pression : transport de charges lourdes, longs trajets autoroutiers ou conduite sur sol accidenté. Une pression insuffisante augmente aussi le risque d’aquaplanage (perte d’adhérence sur chaussée mouillée), car l’eau ne peut être évacuée correctement par les sculptures.

Homogénéité des pneus sur un même essieu

Le Code de la Route impose que les deux pneumatiques montés sur un même essieu soient identiques en termes de marque, dimension, structure et catégorie d’utilisation. Cette règle vise à garantir un comportement routier équilibré et prévisible. Une différence de profondeur des sculptures entre les deux pneus d’un essieu ne doit pas excéder 5 millimètres.

Pour les véhicules à quatre roues motrices, il est souvent recommandé de monter quatre pneus identiques afin d’éviter les contraintes mécaniques sur la transmission. Les indices de charge (capacité maximale supportée) et de vitesse (vitesse maximale autorisée) doivent être égaux ou supérieurs aux spécifications du constructeur. Ces informations figurent sur le flanc du pneu sous forme de codes alphanumériques.

La roue de secours constitue une exception : elle peut être différente, mais son usage reste limité aux dépannages temporaires. Respecter ces exigences d’homogénéité réduit les risques de déséquilibre et améliore la tenue de route dans les virages ou lors des freinages d’urgence.

Équipements spécifiques et loi montagne

Dans certaines zones géographiques, la loi montagne impose l’utilisation de dispositifs antidérapants ou de pneus hiver entre le 1er novembre et le 31 mars. Ces pneumatiques se reconnaissent au marquage 3PMSF (symbole représentant une montagne à trois pics entourant un flocon de neige) et aux mentions M+S, M.S ou M&S.

Les pneus hiver offrent une gomme plus souple qui conserve ses propriétés d’adhérence même par températures basses. Leurs sculptures spécifiques évacuent mieux la neige fondue et la glace. Les chaînes ou chaussettes à neige restent autorisées uniquement sur routes enneigées et doivent être retirées dès que la chaussée redevient dégagée, sous peine d’endommager le revêtement et les pneumatiques.

Sanctions et contrôle technique

Le non-respect des règles relatives aux pneumatiques expose à une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant être minorée à 90 euros ou majorée jusqu’à 375 euros. Les forces de l’ordre peuvent exiger l’immobilisation immédiate du véhicule si l’état des pneus compromet la sécurité routière.

Lors du contrôle technique, l’inspecteur vérifie systématiquement la profondeur des sculptures, l’absence de déchirures sur les flancs et l’homogénéité des pneus sur chaque essieu. Un défaut majeur entraîne une contre-visite obligatoire. Vendre ou monter un pneumatique ne respectant pas les caractéristiques d’utilisation prévues constitue également une infraction passible d’une amende de quatrième classe.

Entretenir régulièrement vos pneumatiques, vérifier leur pression et remplacer ceux qui présentent une usure excessive ou des dommages visibles constituent des gestes simples mais essentiels. Ces précautions garantissent votre conformité réglementaire et, surtout, préservent votre vie et celle des autres usagers de la route.


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