Tutoriel : Remplacer les amortisseurs de votre Dacia Jogger

Pièces auto Publié le 24 janvier 2026

Les amortisseurs jouent un rôle essentiel dans le confort et la sécurité de votre Dacia Jogger. Lorsqu’ils montrent des signes de fatigue, les remplacer devient indispensable pour préserver la tenue de route et protéger les autres organes de la suspension. Ce guide pratique vous accompagne pas à pas dans cette intervention mécanique accessible aux bricoleurs motivés.

Pourquoi remplacer les amortisseurs de votre Dacia Jogger

Un amortisseur (organe hydraulique qui absorbe les chocs et stabilise le véhicule) défaillant compromet votre sécurité. Sur le Jogger, plusieurs symptômes révèlent une usure avancée. Vous constatez peut-être une perte d’adhérence dans les virages, un allongement des distances de freinage ou une usure irrégulière des pneumatiques. Les fuites d’huile visibles sur le corps de l’amortisseur, les bruits de claquement au passage des dos-d’âne et les oscillations prolongées après un nid-de-poule signalent également un remplacement nécessaire.

Le constructeur recommande un contrôle tous les 80 000 kilomètres ou tous les quatre ans. Toutefois, une conduite sur routes dégradées ou un usage intensif peuvent accélérer l’usure. Intervenir dès les premiers signes évite d’endommager les butées de suspension (pièces qui relient l’amortisseur à la carrosserie), les ressorts ou les rotules de direction.

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Outillage et pièces nécessaires pour l’intervention

Avant de débuter, rassemblez le matériel indispensable. Vous aurez besoin d’un cric hydraulique ou d’un pont élévateur, de chandelles de sécurité, d’un jeu de clés mixtes et de douilles (du 13 au 19 millimètres), d’une clé dynamométrique, d’un compresseur de ressort et d’un arrache-rotule si vous intervenez sur les jambes de force avant. Prévoyez également un bac de récupération pour l’huile usagée et un dégraissant pour nettoyer les zones de travail.

Côté pièces, commandez des amortisseurs adaptés à votre motorisation (TCe 110, TCe 100 Eco-G ou Blue dCi 115). Privilégiez un kit complet comprenant les amortisseurs, les butées supérieures, les soufflets de protection et les fixations neuves. Remplacez toujours les amortisseurs par paire (les deux avant ou les deux arrière) pour conserver un comportement routier équilibré.

Étapes détaillées pour changer les amortisseurs arrière

Le train arrière du Jogger se démonte plus facilement que l’avant. Commencez par lever le véhicule et sécurisez-le sur chandelles. Retirez la roue concernée. Localisez l’amortisseur : la fixation basse se trouve sur le bras de suspension, la fixation haute sous le passage de roue, accessible depuis le coffre après avoir retiré le cache en plastique.

Dévissez d’abord l’écrou supérieur en maintenant la tige de l’amortisseur avec une clé plate. Passez ensuite à la fixation inférieure en retirant le boulon qui traverse l’œil de l’amortisseur. Extrayez l’amortisseur usagé vers le bas. Installez le nouvel élément en respectant le sens de montage indiqué par le fabricant. Serrez les fixations au couple de serrage (force appliquée pour visser correctement une pièce) préconisé, généralement 80 à 100 newtons-mètres pour la fixation haute et 100 à 120 newtons-mètres pour la fixation basse. Répétez l’opération de l’autre côté.

Procédure de remplacement des amortisseurs avant

L’avant du Jogger utilise des jambes de force (ensemble intégrant amortisseur, ressort et butée supérieure). Cette intervention demande plus de précautions. Après avoir levé et calé le véhicule, retirez la roue. Débranchez le connecteur du capteur de vitesse de roue si votre version dispose de l’assistance au freinage. Dévissez l’étrier de frein et suspendez-le avec un fil de fer pour ne pas solliciter le flexible hydraulique.

Détachez la biellette de barre stabilisatrice et la rotule inférieure. Sous le capot, retirez les trois écrous qui maintiennent la butée supérieure de la jambe de force. Extrayez l’ensemble complet. Placez la jambe dans un compresseur de ressort pour démonter le ressort en toute sécurité. Remplacez l’amortisseur, la butée et le soufflet, puis remontez le ressort. Réinstallez l’ensemble sur le véhicule en respectant les couples de serrage (généralement 60 newtons-mètres pour les écrous de butée supérieure et 105 newtons-mètres pour la rotule inférieure).

Erreurs courantes et conseils de sécurité

Ne tentez jamais de démonter un ressort sans compresseur adapté : la détente brutale peut provoquer des blessures graves. Vérifiez toujours la stabilité du véhicule sur chandelles avant de passer sous la caisse. Évitez de serrer les fixations de suspension lorsque le véhicule est en l’air : le train doit être en charge (roues au sol ou sur cales) pour respecter la géométrie de suspension et éviter les contraintes anormales.

Autre erreur fréquente : remplacer un seul amortisseur. Cette pratique déséquilibre le comportement routier et accélère l’usure du côté neuf. Pensez également à contrôler l’état des silent-blocs (pièces en caoutchouc qui absorbent les vibrations) et des rotules lors de l’intervention. Profitez du démontage pour nettoyer les passages de roue et inspecter les durites de frein. Enfin, un contrôle du parallélisme (réglage de l’angle des roues) en centre auto est recommandé après toute intervention sur la suspension pour garantir une usure homogène des pneumatiques.

Après le remplacement : rodage et contrôles

Les nouveaux amortisseurs nécessitent une période d’adaptation. Durant les premiers 500 kilomètres, adoptez une conduite souple et évitez les sollicitations brutales. Contrôlez régulièrement le serrage des fixations après 100 puis 500 kilomètres. Surveillez l’apparition de bruits anormaux ou de fuites d’huile qui signaleraient un défaut de montage.

Testez le comportement du véhicule sur différents types de routes. La tenue de cap doit être stable, les rebonds amortis rapidement et le confort amélioré. Si vous constatez une usure irrégulière des pneumatiques ou une direction qui tire d’un côté, faites vérifier le parallélisme sans tarder. Un entretien préventif régulier de la suspension prolonge la durée de vie de l’ensemble des organes de liaison au sol et préserve votre sécurité.


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